Ce recueil a pour moi beaucoup d’importance comme vous avez déjà pu le constater.
J’y ai puisé dans mon âme toute la musique sourde qui y battait et je l’ai retranscrite par écrite comme j’ai pu.
Comment ce recueil a-t-il vu le jour? De façon aussi éphémère et spontanée que ce qu’il y raconte. Sa naissance n’est qu’un fruit de la contingence: j’aurais pu laisser voler ces feuilles orphelines, les perdre, les jeter.
Non, il a fallu que naisse en moi le désir de les assembler, en 2008.
Les poèmes constituant Flore Hivernale ont été rédigés dès la Terminale (2006) et pour la plupart en classe prépa (2007 et 2008). L’appendice final y a été ajouté en juin 2009 sous l’impulsion de mon Amour, Vincent Vauclin, que je remercie de tout coeur pour son soutien inconditionnel. Sans lui, ce recueil ne serait resté qu’un amas de feuilles volantes éparpillées aux quatre coins de l’appartement, perdues dans des classeurs, des trieurs, des coins de bureau…
Ces poèmes n’ont jamais été retouchés, ont été disposés de façon tout à fait aléatoire dans le recueil: n’y voyez aucune logique chronologique ou thématique, ni même formelle.
Mes “influences” (parce que ce mot est à la mode) seraient difficiles et à définir et à déceler: je ne lis que très peu de poésie, à dire vrai, je ne m’y intéresse pas réellement. je préfère d’avantage lire des nouvelles, des contes ou des romans. Le peu de poésie que j’ai lu et apprécié se borne à Baudelaire, Nerval, Keats, Poe (bien meilleur poète que “novelist”) et la poésie baroque. Je n’ai jamais apprécié la poésie surréaliste et ne la connais pas.
En 2006 j’ai découvert Yves Bonnefoy et “Les Planches courbes” que j’ai adoré. En 2008, j’ai découvert Jacques Roubaud et “Quelque chose noir” dont je suis tombé amoureuse pour y avoir redécouvert mon propre univers, à la différence que moi, j’ai eu la chance de ne jamais connaître la disparition de l’être aimé.
Les poèmes de Flore Hivernale réalisent la synthèse improbable et antithétique d’être à la fois très personnels et aussi universels, car chacun peut y trouver un écho. Ils sont brodés de symboles, revêtus de métaphores et comportent de nombreuses références à des oeuvres artistiques qui ont croisé mon chemin (surtout des romans, des textes philosophiques ou encore des textes de musique).
A la rentrée universitaire 2009-2010, Vincent m’a fait découvrir un site d’auto-édition, sur lequel j’ai tenté l’expérience de faire imprimer mon livre. Après de nombreuses hésitations effacées par le soutien de Vincent, je me suis donc décidée à l’imprimer sur ce site et à le déposer à la BNF. Il est donc disponible et enregistré à la Bibliothèque Nationale de France. Voir le recueil de façon matériel, dans un livre a été un moment d’émotion je dois l’avouer, bien que je ne trouve pas que des mots si vains méritent un tel traitement. Cela dit, le 29 Novembre 2009, mon livre était sorti!
Je ne saurais que dire de plus à ce sujet. Si vous avez des questions, j’y répondrai avec plaisir.
Bien à vous,
Sarah


